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A propos de l’importation des viandes rouges des pays du sahel

Les éleveurs, de la steppe pour ne pas dire tous, étonnés ou du moins surpris par l’annonce faite à propos de l’importation des viandes des cheptels ovins des pays voisins du sahel. Cette annonce n’a pas laissé indifférents l’ensemble des citoyens. Tous sans aucune exception refusent d’admettre que des hybrides comme le mouton « sédaoune ou le dhemane » soient introduits au milieu de nos cheptels. Tel est le constat des réactions. Cela nous réconforte pour le fait de cette prise de conscience.

Pour décrire la réalité il faut avoir voyagé dans les villes du Sud. Les us et cultures d’alimentation des populations sont toutes autres que celles des hauts plateaux de la steppe et du Nord. Les viandes des deux hybrides sont présentes dans la plus-part des plats des familles. La viande cameline qui occupait la première place est désormais reléguée aux derniers besoins caloriques. Elle n’est servie que lors des grands festins offerts lors des fêtes ou regroupements.

Aux marchés à bestiaux de ces villes et villages les deux hybrides se partagent la même place que les ovins et caprins. Les vétérinaires ne peuvent les refuser. Les douanes ont des orientations de ne pas les laisser pénétrer les souks de la steppe et du Nord. Etant donné que ces moutons sont fragiles et parfois porteurs de maladies. Au titre de rappel en 2013 une équipe de douaniers avait érigé un SAS filtrant l’accès de ce mouton au souk de Messaad pour préserver la santé animale locale. Ce qui est au demeurant positif. Au lieu d’être félicités le chef de mission a été pénalisé. C’était le temps ou il était normal de pénaliser les défendeurs de la loi.

Du côté de la réglementation : l’Algérie est membre de l’O I E (l’organisation internationale des épizooties) qui est chargée de veiller sur la santé animale des pays membres. Dans les échanges, des animaux ou produits carnés, les règles de cette organisation sont strictes. Faute de quoi les pays en question seront exclus. Pour exemple après l’épopée d’Oum Dermane le président de CNA et le SG de l’UNPA avaient promis aux éleveurs soudanais de leur acheter une bonne partie de leur cheptel. C’était une aubaine pour les éleveurs soudanais. Ils venaient de perdre le marché de l’Arabie Saoudite à cause d’une maladie mortelle que leurs moutons faisaient circuler. Il y avait plus de 500 morts lors du hadj de 2011 diagnostiqués contaminés par ce virus. Cette maladie était désignée de grippe du rift. De notre point de vue ; les contrôles sanitaires aux frontières sont bien avertis pour défendre l’intérêt national. Faisons leur confiance le feu n’est pas encore dans la barraque.

Djilali AAA

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